Un mois une photo / One month one photo

:: NOVEMBRE 2007 / NOVEMBER 2007 ::



© Jean-Marc Fiorese
www.gardiendutemps.org


Liberté de la Presse ?
Campement de mals logés le long des murs de l'Agence France Presse (AFP) et en face de la Bourse, rue de la Banque à Paris 2ème. Nous sommes fin octobre, début novembre. Cela fait cinq semaines que 260 familles de mals logés, de précaires ou de sans domicile fixe campent ici. Malgré les trois symboles forts du lieu choisi qui caractérise le pouvoir économique, l'action menée par ces personnes ne trouve que très peu d'écho dans la presse. Le logement dans les grandes agglomérations en France et surtout à Paris est en crise depuis de très nombreuses années. Elle atteint aujourd'hui un seuil qu'aucun citoyen ayant une conscience humaine ne saurait accepter. Pourtant rien ne bouge. Le pouvoir économique contrôle la presse et il lui dit que cette crise du logement n'est pas importante et qu'il est inutile d'en parler, alors la presse n'en parle pas où alors si elle en parle, elle décourage toute action citoyenne pour le plus grand bien du pouvoir économique. On fustige Chavez parce qu'à travers son référendum il aurait tenter de s'arroger le pouvoir de censurer la presse. On le fustige comme si nous n'avions de leçon à recevoir de personne en matière de liberté de la presse alors que la notre n'est absolument pas libre. Elle n'est pas libre car elle ne rend pas compte d'une situation nationale intolérable.

Freedom of the Press ?
Camp of bads housed along the walls of the Agence France Presse (AFP) and in front of the Stock Exchange, rue de la Banque in Paris 2nd. We are at the end of October, early November. It has been five weeks since 260 families of bads housed, insecure or homeless camped here. Despite the strengths of the three symbols instead chose that characterizes the economic power, the efforts of these people is very little echo in the press. The housing in big towns in France and especially in Paris is in crisis for many years. Today, it has reached a threshold that no citizen with a human conscience could not accept. Yet nothing moves. The economic power control the press and he said that the housing crisis is not important, and it is useless to talk about it, then the press did not mention where so if she talks about it, it discourages any action citizenship for the greater good of economic power. It denounces Chavez because through its referendum he would try to arrogate to itself the power to censure the press. We denounce as if we have no lesson to receive as regards freedom of the press while this is absolutely not free. It is not free because it did not reflect a unacceptable national situation.